On savait que l'Elite féminine aurait fort à faire dans le Nord face à une formation de Harnes bien armée.

Mais Elie Merheb n'avait eu de cesse de répéter depuis la reprise que chaque rencontre devait être jouée pour la gagner, quelle que soit l'adversité.

Or, les nîmoises ont manqué d'agressivité et se sont montrées trop gentilles, notamment au service et en contre-attaque.

Pourtant, de bonnes choses ont été vues en défense, mais la transformation de ces défenses en points s'est avérée quasi-impossible la plupart du temps...

Résultat: une défaite indiscutable 3-1, sauvée de la déroute grâce au gain in extrémis de la 3ème manche (25-17; 25-15; 27-29; 25-14).

Il va falloir se montrer beaucoup plus conquérantes samedi prochain à domicile face à Terville pour espérer une issue favorable.

 

Photo : Serge Garcia

Ce mercredi 13 septembre à 20h, à Istres, à la Halle Polyvalente aura lieu le deuxième test match de notre équipe première.

Les filles joueront le retour contre l'équipe d'Istres qui évoluera cette saison dans la même poule, en championnat Elite - Poule A.

Allez le NVB, Allez Nîmes !!

 

Photo : Serge Garcia

C'est désormais officiel ! Elie Merheb est le nouvel entraîneur des filles de l'Elite du Nîmes VB !Il succède ainsi à Stéphane Patte, qui ne souhaitait pas poursuivre en tant qu'entraîneur principal, malgré le maintien obtenu cette saison.

Stéphane s'est proposé d'être l'adjoint d'Elie, qui a accepté.

Ex international libanais, Elie officiait au CAC Alès depuis 14 ans en tant que directeur et entraîneur du Centre de Formation, en parallèle de son emploi de fonctionnaire territorial titulaire rattaché au Service des Sports de la Ville d'Alès.

Il y a aussi entraîné l'équipe professionnelle en Ligue B durant la saison 2012/2013, après avoir été l'adjoint de Luc Marquet pendant 2 saisons lorsque le CAC était en Ligue A (2010/2011 et 2011/2012).

Auparavant, Elie a entraîné successivement depuis 1990 des équipes professionnelles au Liban (1990-1992) puis à Chypre (1992-1996), avant de prendre en main durant 2 saisons la sélection nationale libanaise (1996-1999).

Il pose ensuite ses valises en France, à Brive précisément, où il va s'occuper de jeunes et de l'équipe féminine (qu'il mène jusqu'à la Nationale 2) au CAC Brive (1999-2002), avant de s'installer à Alès l'année suivante, pour ne plus bouger jusqu'à cette saison.

Réputé pour sa rigueur et son professionnalisme, Elie vient de parapher un contrat de 2 ans avec le Président du NVB Maurice Niel

Bienvenue Elie !

C'est à la fois un gros soulagement mais aussi une énorme performance pour nos joueuses d'Elite féminine: elles sont parvenues à arracher leur maintien lors de la dernière journée des play-downs en allant l'emporter à Villejuif !

Le dicton "jamais 2 sans 3" a donc été démenti, puisqu'il s'agissait de la 3ème tentative de maintien en Elite du NVB après 2 échecs durant ces 5 saisons précédentes.

Après avoir gâché maintes occasions de se mettre à l'abri plus tôt (particulièrement en ne prenant qu'un point en 2 confrontations face à St Fons, qui aura conquis l'intégralité des siens sur toute la saison contre les nîmoises!), on pouvait craindre le pire pour cette rencontre au côté définitif, avec aucun échappatoire possible, aucun joker à brandir ou autre collier d'immunité à faire valoir : le vainqueur se maintiendrait, le vaincu serait relégué, point barre.

Ce genre de confrontation avec énormément de tension débouche souvent sur des matchs d’un faible niveau technique, émaillé de nombreuses fautes.
Il n’en a rien été, bien au contraire !
Les 2 formations se sont jetées corps et âmes dans la bataille, avec une énergie et une volonté qui forcèrent l’admiration !

Le mérite des nîmoises aura été de ne jamais s’affoler, jamais se désunir, même quand Villejuif a pris 5 longueurs d’avance dans les 1ers et 2èmes sets.
Patiemment, elles ont réussi à chaque fois à recoller aux basques des franciliennes, qui pensaient pourtant s’être débarrassées de leurs adversaires.
La maîtrise mentale des joueuses de Stéphane Patte, ainsi qu’une volonté et une détermination jamais prises en défaut, allaient par 2 fois permettre aux gardoises de s’imposer au nez et à la barbe des filles de Bruno Chateau : 27-29, puis 29-31 !

KO, Villejuif allait ensuite exploser devant l’euphorie qui s’était emparée des protégées de Maurice Niel.
Le coach adverse le sentit tôt, mais rien n’y fit.
Malgré 2 temps morts consécutifs à 1-4 puis 1-5 et une foultitude de changements de joueuses pour tenter de réanimer ses troupes, la déferlante nîmoise symbolisée par une Nadège Haewegene en lévitation, fit grimper l’écart à la vitesse grand V : 4-8, puis 4-16 au 2nd temps mort technique !

Un petit relâchement à ce moment là permit cependant aux banlieusardes parisiennes d’entrevoir un tout petit peu la lumière et de se rapprocher des visiteuses.
Cela eu pour effet de provoquer l’ire de l’entraîneur nîmois.
Un carton jaune et un temps mort plus tard, la marche en avant reprit, moins linéaire, plus chaotique, mais néanmoins inéluctable.
Et sur un service trop long de Villejuif, ce fut enfin la délivrance : 16-25 et victoire synonyme de maintien assuré !

Les 10 filles du groupe nîmois sont à féliciter : chacune aura contribué à obtenir ce maintien même si, comme dans tout collectif, le temps de jeu n’aura pas été le même pour toutes :
• Christine Ngeleka, blessée mais présente au plus près de ses copines pour les soutenir et qui prit la parole dans le vestiaire avant la rencontre pour les supplier de lui offrir le maintien
• Marion Cormier et Elise Cassagnau, peu ou pas utilisées sur ce match, mais qui avaient le niveau pour épauler leurs partenaires en cas de besoin
• Stefania Guaschino, épatante au centre comme au service
• Tiaré Teuruarii, qui a joué toute la rencontre en serrant les dents en raison d’une douleur au talon, mais qui a performé comme si de rien n’était
• Diane Picard qui, du haut de ses 21 ans, a assumé seule, sans le confort d’une possibilité d’être remplacée en cas de passage à vide, une distribution très clairvoyante du jeu
• Claudia Chalaux, en habituelle déménageuse au filet et qui a aussi bien contenu les services adverses
• Nadège Haewegene, évoquée plus haut, irrésistible par périodes, et solide tout le temps
• Cécile De Wilde, irréprochable comme souvent en réception et en défense et à l’attitude toujours positive
• Enfin, la titularisation sur ce match à fort enjeu de Laure Embry aura été capitale. Le niveau de jeu qu’elle y a affiché, tout comme la confiance qu’elle a apporté à ses partenaires sur cette rencontre décisive, justifient à eux seuls l’investissement qui a été fait pour qu’elle puisse venir étoffer le groupe nîmois.

Chapeau les filles, belle saison !
Merci pour avoir ménagé le suspens jusqu’à la dernière journée, même si cela aurait pu occasionner quelques petits soucis cardiaques aux supporters ou dirigeants…
Merci surtout pour cette conclusion heureuse et méritée !
À l’année prochaine… en Elite !